Voici le témoignage de Michel Bianco. Son fils est mort en 2006 dans un accident du travail dû à la négligence des employeurs et donneur d’ordre. Une condamnation dérisoire après des années de procédure – six mois de prison avec sursis et 3 750 euros d’amende ! – témoigne de l’indifférence politique à l’égard de ces drames. Michel mène un combat quotidien contre la souffrance des familles, contre l’oubli et l’indifférence, pour la santé et la sécurité au travail, pour la prévention qui supprime les causes pour supprimer les risques.
Le mouvement syndical australien a obtenu en 2024 l’inscription du « crime industriel » dans le droit pénal de l’Etat le plus peuplé d’Australie. En vertu de cette loi, Les employeurs dont le comportement entraîne la mort d’un travailleur est passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 25 ans et les entreprises se voir infliger des amende jusqu’à 20 millions de dollars. Soit les amendes les plus élevées du pays. Luttons contre toute violence au travail et obtenons l’inscription du crime industriel dans le droit pénal, assorti de peines et amendes enfin dissuasive !